Sarkozy en faveur d une constitution europeenne réduite
Par Webloguer, vendredi 17 février 2006 à 11:28 :: General :: #153 :: rss

Allocution prononcée à Berlin
En visite à Berlin, Nicolas Sarkozy a proposé, jeudi 16 février, un traité "limité à quelques articles importants" pour tenter de sortir l'Union européenne de la crise dans laquelle l'ont plongée les non français et néerlandais au projet de Constitution européenne.
Après avoir rencontré la chancelière Angela Merkel et son homologue Wolfgang Schäuble, à qui il a exposé son point de vue, le ministre de l'intérieur français a prononcé un discours devant la Fondation Konrad Adenauer et le Conseil allemand pour les relations internationales.
D'après le numéro deux du gouvernement français, également président de l'UMP, "lors de la campagne référendaire en France, un certain nombre de dispositions du traité constitutionnel ont fait l'objet d'un large consensus, à droite comme à gauche". Le ministre suggère donc que ces principaux points de consensus "la double majorité", "la présidence stable du Conseil européen" et "le ministre des affaires étrangères de l'Union", notamment – soient repris dans un nouveau texte. Celui-ci "pourrait être négocié aussi vite que possible afin de donner à l'Union les moyens de retrouver son efficacité".
Un compromis pourrait rapidement être obtenu d'après le ministre de l'intérieur français en permettant à une "mission d'évaluation" composée d'eurodéputés de faire "le tour des capitales européennes pour y rencontrer les gouvernements, les parlements et les partis politiques".
PAS DE RÉACTION OFFICIELLE
La numéro un allemande et son ministre de l'intérieur n'ont pas réagi officiellement à la proposition de sortie de crise européenne de M. Sarkozy, déjà esquissée lors de ses vœux à la presse, à Paris, le 12 janvier. Il avait alors précisé que la nouvelle mouture du traité devrait être ratifiée par voie parlementaire.
Pour l'Allemagne, le processus de ratification de la Constitution européenne, interrompu depuis le non des Français et des Néerlandais (mai et juin 2005), doit aller jusqu'à son terme. Ce n'est qu'après, la Constitution ne pouvant entrer en vigueur, que des propositions alternatives telles que celle de Nicolas Sarkozy pourraient intéresser Berlin.
Le futur candidat à l'élection présidentielle française de 2007 est également revenu sur l'un de ses chevaux de bataille européens préférés : le couple franco-allemand qu'il faut selon lui élargir à un "nouveau moteur à six", en y associant le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie et la Pologne.
Si l'Allemagne s'est montrée jusqu'ici réticente à perdre de son influence au sein d'un moteur européen élargi, elle a néamoins accepté de se joindre au G5 des ministres de l'intérieur, créé par M. Sarkozy lors de son premier passage place Beauvau (mai 2002-mars 2004). Le G5 est depuis devenu G6 avec l'arrivée en son sein de la Pologne. Il se réunira pour la première fois du 22 au 24 mars prochains à Heiligendamm, dans le nord de l'Allemagne.
Commentaires
1. Le vendredi 17 février 2006 à 17:32, par Motus
2. Le dimanche 19 février 2006 à 15:54, par domi
3. Le dimanche 26 février 2006 à 19:34, par TONTON RAVACHOL :: site
4. Le jeudi 16 mars 2006 à 09:36, par pour la france :: site
5. Le jeudi 23 mars 2006 à 03:11, par zorro
6. Le jeudi 30 mars 2006 à 12:47, par CHANTAL
7. Le vendredi 26 janvier 2007 à 19:53, par seb
Ajouter un commentaire