Depuis que les événements ont éclaté, force est de constater qu hélas les émeutes n'ont pas provoqué d électrochoc intellectuel salvateur à ce jour.

On se rend compte chaque jour que la maladie a désormais pris le pas sur l homme malade jacques Chirac, et ses silences sont éloquents. On a peur donc plus que jamais de s attendre à des élections anticipées, comme cela se dit depuis quelques semaines dans les anti-chambres du pouvoir. D'ailleurs, nos journalistes se lâchent de plus en plus, mettant en exergue l'aversion de Jacques Chirac pour le libéralisme, qui provoque aujourdhui la peur des français face au monde qui bouge vite et qui change vite. La prestation hier de Jacques Chirac renforce hélas cette impression : du gâchis, que du gâchis, il en a été fait en France. Je retiens qu après qu il eut dit sa peine, il a ajouté plus loin "soyons courageux".

Je ne sais pas si vous avez ressenti alors cet immense et profond désarroi intérieur d'un aveu d'une faute impardonnable et définitive, qui a modifié considérablement la société Française et que nous payons gravement du prix de l incompetence de cette classe de dirigeants, mus par une idée assez farfelue que tous etions egaux des lors que nous possedions la meme nationalité acquise simplement par un bout de papier administratif, donc sans demande d'engagement de respect des valeurs et de notre identité, de notre culture. Cette modification de l ame française s est faite au détriment des valeurs de la Republique, de la tranquilité de ses habitants, d un climat de paix EXTRAORDINAIRE que nous ressentions apres la fin de la guerre de 39/45, par nos parents qui avaient vécus l'armistice. Ils se se souviennent de ce climat de libération et de travail, et il fallait reconstruire (merci les americains au passage qui par leur plan Marshall eurent remis sur pied l Allemagne, par un effort de modernisation considerable de l appareil de production, mais qui nous couta fort cher en reserve d or). Ceux de fin des années 60 et debut des années 70 sont transis d inquietude aujourd hui, effrayés par l absence de reperes de la société qui a tout balayé en fort peu de temps :

  • le couple
  • la religion (catholique)
  • les doctrines politiques
  • les frontières
  • la souveraineté
  • la jeunesse vouée de plus en plus jeune et de plus en plus souvent aux paradis artificiels des caïds

Aujourd hui des jeunes générations n ont rien connu de glorieux , n ont aucune raison d etre fiers de ce pays, qu ils detestent par dessus tout pour certains d entre eux, car synonyme de souffrance et de pauvreté, de rejet, ignorants des efforts de nos ancetres pour batir ce modele social et pacifique de la metropole.

Nicolas Sarkozy a pris la mesure de l échec de la politique d intégration (?), et les caîds instrumentalisant de jeunes mineurs oisifs et désoeuvrés, presqu'analphabetes (merci le college unique) qui veulent mettre la France à pied, veulent faire tomber cet homme politique, qui a le malheur d utiliser le mot "chat" pour dire "chat".

Toutefois, nous devons critiquer ouvertement la politique menée au moins depuis 3 ans :

  • la baisse de moyens pour les associations a fragilisé les liens sociaux
  • la suppression de la police de proximité a modifié le rapport police-jeunes
  • la suppression d emplois jeunes (alibis) ne donna pas l occasion de les remplacer par d autres emplois d interet general plus productifs de richesse pour la pays

... Et cependant, la politique à la petite semaine continue : ce matin Monsieur Douste Blazy annonce qu il ne veut pas de l expulsion des etrangers fauteurs de trouble ! Merci Monsieur Douste Blazy pour cette fort intelligente prise de parole : vous paierez les degats sur votre feuille de paie de ces jeunes là, s il vous plait. Monsieur Mamere se range du côté des casseurs qui provoquent le pouvoir en demandant la démission de Sarkozy.

  • Jacques Chirac doit il encore rester à la tête de l état?
  • Quel est désormais son apport au peuple et à l avenir de son peuple?
  • Villepin réussit il à faire le travail à la place du Président?
  • Sarkozy va t il résussir a calmer le jeu dans les banlieues et ne pas en faire son argument numéro un pour l élection?

On peut en avoir des doutes...les français ne veulent qu une chose : avoir un travail et vivre en paix, ENFIN