Leur proximité de lieu de vacances, à Arcachon n aura pas réuni les deux hommes, c'est le moins que l on puisse dire !!

PARIS (AP) -- "Nicolas Sarkozy est face à sa conscience politique", affirme le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, estimant que le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP "ne doit pas oublier la règle essentielle de la solidarité gouvernementale". "Je n'ai rien contre l'homme", assure Jean-Louis Debré dans un entretien publié dans "Libération" lundi, alors que s'ouvrent les Journées parlementaires de l'UMP à Evian. "Il a sa conception de l'action politique, qui n'est pas identique à la mienne. Chacun a sa vérité et sa logique". S'il affirme que Nicolas Sarkozy a franchi "la ligne" jaune, "notamment le 14 juillet", le président de l'Assemblée nationale juge que la question d'un départ du gouvernement du ministre de l'Intérieur "est son problème". "Cependant, il ne doit pas oublier la règle essentielle de la solidarité gouvernementale", explique-t-il. "L'appartenance à une équipe gouvernementale prime sur les autres considérations", ajoute-t-il. "Nicolas Sarkozy est face à sa conscience politique". Jean-Louis Debré affirme également que la désignation par les militants du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007 "serait contraire à l'esprit de la Ve République" et se déclare surpris par les débuts de Dominique de Villepin au poste de Premier ministre. "Il m'a étonné par sa qualité d'écoute des parlementaires et des Français, par sa modestie, par sa détermination à mener une politique de réforme, son souci de rassembler la majorité autour du président", souligne-t-il.