Lang estime que l on remet ainsi en cause la tradition d accueil de la France.

Mamere estime que l on continue de se comporter en colonisateur en parlant comme le fait Baroin.

Hypocrisie, inconscience (financière) de la part de ces deux ténors là ???

Devilliers félicite cette déclaration.

François Baroin évoque la remise en cause du droit du sol dans les DOM

PARIS (AP) -- François Baroin déclenche un tollé. Dans un entretien au Figaro Magazine, le très chiraquien ministre de l'Outre-Mer a estimé que, face à une immigration clandestine croissante dans les DOM, le droit du sol "ne devait plus être tabou". Samedi, le Parti socialiste s'est insurgé contre une idée "scandaleuse".

"J'ouvre le débat sur cette question-là", a-t-il expliqué samedi sur RFO, notant qu'à Mayotte, "plus de 30% de la population est d'origine clandestine". "La question sur des petits territoires avec des flux qui augmentent d'immigration clandestine (...) n'est plus un problème de cohésion sociale (...) comme en métropole, c'est une question de souveraineté", a-t-il déclaré.

"En évoquant la remise en cause du code de la nationalité", le ministre "ouvre un débat dangereux pour l'avenir de la République", a dénoncé samedi Malek Boutih, secrétaire national du PS en charge des questions de société.

Cette proposition, qui "sera la porte d'entrée d'une remise en cause du droit du sol partout en France, visant clairement les étrangers et leurs enfants", est "d'autant plus scandaleuse qu'elle s'inscrit dans une surenchère de propos anti-immigrés", à l'heure où approchent les échéances électorales, s'insurge-t-il dans un communiqué. </br> Dans le "Figaro Magazine", François Baroin avait auparavant estimé qu'il fallait "des mesures radicales" face à l'immigration clandestine dans les DOM, via "l'indispensable adaptation de notre droit à ces situations particulières".

Parlant aussi de la Guyane et de ses 3.000km de frontière avec le Brésil et le Surinam et de la Guadeloupe où affluent les demandeurs d'asile haïtiens, M. Baroin a surtout insisté sur Mayotte, où des Comoriennes "viennent accoucher pour que leurs enfants obtiennent la nationalité française" et où "il est de notoriété publique" que "la reconnaissance de paternité par un Français est un 'service' qui s'achète".

Et d'expliquer qu'il étudiait donc la modification des "règles relatives à l'acquisition de la nationalité française" avec des conditions de régularité du séjour pour les parents.

Quand on lui demande s'il faut remettre en question le droit du sol, François Baroin répond: "Il faudrait l'envisager pour certaines communautés d'outre-mer, car nous sommes confrontés à des politiques de peuplement non-maîtrisées". Et d'estimer qu'une telle remise en cause "ne provoque pas les mêmes réticences outre-mer qu'en métropole".

Mais, interrogé sur la possibilité d'appliquer en métropole ces propositions, il déclare: "cela permet en tous cas de faire bouger les lignes, de sortir des tabous. Le droit du sol ne doit plus en être un". AP