(Bravo à cette initiative de l'historien Emmanuel Leroy-Ladurie , qui ne dit pas moins que ce que l on dit sur ce blog au sujet de la Turquie. Vos commentaires sont lus et attendus...avec grand intérêt sur ce sujet...)

LÉGISLATIVES PARTIELLES Sarkozy prête main-forte à Devedjian

Traitement de faveur pour Patrick Devedjian : Nicolas Sarkozy lui a rendu visite dimanche, pour la fête du fromage de sa ville d'Antony. Et il est revenu hier soir pour défendre, en réunion publique, le candidat Devedjian qui se présente à nouveau devant les électeurs de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine. L'ancien ministre de l'Industrie du gouvernement Raffarin lui a chauffé une salle craquant aux coutures de fans du patron de l'UMP.

Ils étaient environ un miller venus écouter le ténor de la majorité. Mais avant l'arrivée du ministre de l'Intérieur, c'est un long et inattendu préambule de l'éminent historien Emmanuel Leroy-Ladurie qui a chauffé la salle. Cet ami de longue date de Patrick Devedjian a pesté contre la candidature turque à l'Union européenne, et déploré l'abandon «des racines chrétiennes de l'Europe», qui sont devenues des «radicelles, à la manière des navets», a-t-il ajouté.

C'est ensuite un Nicolas Sarkozy tout juste sorti d'un long rendez-vous – plus d'une heure, selon son entourage – avec Jacques Chirac, qui a saisi le micro. «J'avais rendez-vous avec le président, il t'assure de son amitié. Dis par moi de sa part, cela veut dire vraiment beaucoup !», a-t-il lancé à l'assistance. Le ministre de l'Intérieur est aussi revenu sur l'expression de «nettoyage au Kärcher» qui avait choqué les esprits, avant l'été. «Vous l'avez compris, c'est exactement ce que je souhaitais. Partout où je vais en France, on a entendu ce que j'ai dit. J'ai décrit les choses comme je les ai vues», a-t-il martelé sous les applaudissements.

Face aux sympathisants venus applaudir leur président de conseil général, Nicolas Sarkozy a encore une fois rappelé que la «concurrence est consubstantielle à ce que je suis». Depuis sa rentrée politique, lors de l'université d'été de La Baule, début septembre, il s'évertue à rassurer ses partisans qui s'inquiètent d'un Dominique de Villepin en apesanteur, capable de piloter un Conseil des ministres d'une main, de représenter le chef de l'Etat à l'ONU de l'autre et de répondre en direct aux questions des auditeurs, sur RMC Info.

Déjà très présent dans les colonnes des journaux et sur les ondes des radios pour réclamer plus d'audace réformatrice de la part du gouvernement, Patrick Devedjian, «flingueur» de l'UMP, compte bien sûr continuer sur les bancs de l'Assemblée nationale. «A l'Assemblée, je vais faire entendre la voix du sarkozysme organisé», jure l'ex-ministre. Et Nicolas Sarkozy de répondre à son ami de trente ans : «Nous avons besoin de lui à l'Assemblée, et moi, j'ai besoin de lui !»