Lang : Politique. Jack Lang se découvre une vocation de mendésiste (Extrait de Marianne, hebdomadaire). Candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2007, l’ancien ministre de la Culture et de l’ Education multiplie les références, élogieuses, à Pierre Mendès France.

Rien n’arrête Jack Lang dans sa volonté d’être désigné par le PS comme son champion pour la présidentielle de 2007. Celui que ses « camarades » surnomment méchamment « Vu à la télé », s’est trouvé un nouveau mentor politique. Après avoir encensé, des années durant, François Mitterrand, le voilà désormais mendésiste. Pour lui, l’ancien Président du Conseil était un sage et l’une des figures les plus lumineuses de la gauche française.

Il a donc eu, très tardivement, son chemin de Damas ou de Louviers et est un néophyte zélé, à tel point qu’on risque bientôt d’apprendre que ce fut pour lui un véritable calvaire que de fréquenter « Tonton ».

Cette soudaine conversion est pour le moins étonnante. Lors de l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand en 1981, le nouveau président s’abstint de confier au vieux sage la mission diplomatique qu’il rêvait de diriger pour parvenir à un règlement du conflit israélo-arabe. On ne sache pas que Jack Lang ait alors beaucoup protesté contre cette marque d’ingratitude.

Lors du décès de PMF, il se précipita chez sa veuve pour lui annoncer qu’il s’occupait des obsèques nationales que la République ne manquerait pas d’organiser pour le défunt. Deux jours plus tard, tout penaud, il revint annoncer qu’il y aurait en fin de compte, plus tard, un simple hommage national. François Mitterrand avait mis son veto à la cérémonie projetée.

PMF, c’était la rigueur, l’exigence, la fidélité aux convictions, l’attachement à la laïcité, le refus des compromissions et des services amis, l’adversaire résolu de toute politique spectacle. Ce ne sont pas là les vertus premières de Jack.

Enfin, s’il est un point sur lequel PMF ne varia jamais, c’était son hostilité de principe à l’élection du Président de la République au suffrage universel, où il voyait un vieux relent de plébiscite type Second Empire. Il reste donc beaucoup de chemin à parcourir à Jack Lang pour devenir un véritable disciple de PMF qui, lui, était l’auteur de ses livres.

//////////////////////////////// Villiers ///////////////////////////////////////// Philippe de Villiers se déclare "candidat du patriotisme populaire" en 2007

Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a officiellement annoncé, dimanche 11 septembre, sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, lors du discours de clôture de son université d'été à Grasse (Alpes-Maritimes). "Je serai le candidat du patriotisme populaire", a-t-il expliqué devant ses partisans. Enarque âgé de 58 ans, le président du MPF a déjà été candidat à l'élection présidentielle en 1995, où il a obtenu 4,74% des voix.

Pour Philippe de Villiers, l'élection présidentielle sera le "2e tour du référendum" sur la constitution européenne. "Je serai le porte-parole des 15 millions de patriotes qui ont voté non", a déclaré M. de Villiers.

En matière de politique extérieur, le candidat du MPF a répété son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'UE :"ou bien c'est la France en Europe ou c'est la Turquie, mais pas les deux", a-t-il expliqué. Prenant à son compte des thèmes également développés par l'extrème-droite, M. de Villiers a expliqué qu'il avait "décidé d'être candidat à l'élection présidentielle pour (...) stopper l'islamisation progressive de la société française", se faisant le défenseur d'"un patriotisme populaire, moderne et audacieux".

"Les citoyens français paient" pour "les familles polygames", "les clandestins", des "migrants irréguliers qui en viennent à refuser le relogement", a-t-il poursuivi, n'hésitant pas à manipuler les clichés. Il a souhaité "une politique d'immigration stoppée", "une politique d'assimilation", la fin de "l'eldorado des avantages sociaux pour les clandestins", et l'interdiction "des mariages blancs et la polygamie".

Le patron du MPF entend créer "une garde nationale pour contrôler nos frontières et les prêches dans certaines mosquées". Il voudrait aussi mettre en place "un service civique national d'un an qui éveillera chaque jeune Français aux valeurs de la France". Enfin, sur le plan économique, il veut "rendre le travail plus payant que l'assistanat".