Bayrou
Par Webloguer, mercredi 7 septembre 2005 à 16:55 :: Strategie Presidentielle et accords :: #92 :: rss
«Chiche ! Cessons de parler, agissons !» -Sur le fond, y a-t-il des convergences entre vous et Nicolas Sarkozy ? -J'ai en effet noté des ressemblances frappantes entre certaines de nos propositions...
Ceux qui lisent Marianne avec délectation comme moi seront surpris du ton condescendant ou au moins bienveillant de Mr Szafran à l égard Mr Bayou dans son éditorial...Venant du meilleur magazine français...
Sur ce Sarkoblog, nous aurons à coeur de mettre en avant les bonnes idées de Bayrou, qui sera à terme le meilleur allié de Sarkozy (ou Villepin), si....2007....etc...sachant qu'un pays se gouverne au centre comme chacun le sait !
Le président de l'UDF met au défi le chef du gouvernement et le président de l'UMP d'appliquer leurs propositions François Bayrou : «Chiche ! Cessons de parler, agissons !» Le leader centriste refuse d'attendre 2007 pour instaurer le service garanti dans les transports ou encore l'«allocation sociale unique» et demande qu'on «arrête d'être hypocrites» sur l'ISF.
LE FIGARO. – Vous avez placé votre rentrée sous le signe de la «rupture» avec la politique des trente dernières années. Nicolas Sarkozy vient de le faire aussi. En quoi votre «rupture» est-elle différente de la sienne ?
François BAYROU. – Avouez qu'il est divertissant et même franchement gondolant d'entendre défendre la «rupture» par ceux-là mêmes qui sont les piliers du pouvoir depuis 2002... Si les mots ont un sens, «rupture», cela signifie changement profond d'orientation et d'attitude. Si l'on considère, comme c'est mon sentiment, que ces changements sont indispensables, alors on ne participe pas au gouvernement. C'est ce que j'ai choisi. Ou bien on impose de l'intérieur les changements nécessaires, quitte à ouvrir une épreuve de force.
La position de l'UDF vis-à-vis de la majorité n'est-elle pas elle aussi ambiguë ?
C'est pour éviter cette ambiguïté que nous avons refusé de participer au gouvernement. Notre ligne, c'est la liberté de jugement, la capacité à dire oui, et à dire non. Nous l'avons démontré sans cesse au Parlement et dans les débats publics, par exemple sur le sujet des autoroutes. Au contraire, à l'intérieur du gouvernement, on est nécessairement solidaire des décisions prises. C'est toute la différence, et toute notre cohérence.
Sur le fond, y a-t-il des convergences entre vous et Nicolas Sarkozy ?
J'ai en effet noté des ressemblances frappantes entre certaines de nos propositions...
Vous l'accusez de plagiat ?
Personne n'est propriétaire des bonnes idées. Dans le discours de Nicolas Sarkozy comme d'ailleurs dans celui de Dominique de Villepin, je remarque des idées qui sont aussi les miennes. Je défendais déjà certaines d'entre elles en 2002. Je dis donc : «Chiche !» Cessons d'en parler, appliquons-les. Tout de suite. Il n'est pas besoin d'attendre dix-huit mois lorsque des convergences permettent d'agir immédiatement. Le gouvernement de la France, ce ne peut pas être le ministère des promesses verbales.
A quelles mesures pensez-vous ?
Au «service garanti», par exemple, notamment dans les transports. Cette idée a été formalisée par Christian Blanc dans une proposition de loi au début de cette année. Elle a recueilli de nombreuses signatures. J'ai cru comprendre que l'UMP y était favorable. Très bien. Que le gouvernement la reprenne, ou que les groupes parlementaires la proposent, et l'UDF est prête à participer à la mise au point d'un texte et à l'adopter, s'il nous convient. Cela, ce ne serait pas des mots, mais des actes, dans un secteur où une immense majorité des Français, de tous bords, attendent un changement.
Pourquoi l'UDF n'a-t-elle pas repris à son compte la proposition Blanc ?
Ce n'est pas un bien grand secret : à l'époque, Gilles de Robien était ministre des Transports. Il avait choisi une tout autre démarche et nous ne voulions pas le mettre en porte-à-faux. La situation est aujourd'hui différente.
Que préconisez-vous de faire immédiatement en matière sociale, votre domaine de prédilection ?
Le 30 août, j'ai lancé l'idée d'une «allocation sociale unique» que l'on puisse conserver quelques mois lorsqu'on retrouve un emploi. Dominique de Villepin a repris cette idée le 1er septembre. Fort bien ! Qu'on passe à l'acte. Nous sommes prêts à participer à sa définition et à son adoption. De la même manière, il y a trois ans que l'on propose de lier les minima sociaux à une activité d'intérêt général. C'est que j'ai appelé «l'activité universelle». N'attendons pas. Mettons tout de suite en oeuvre cette orientation, que le RMA devait traduire, mais qui s'est perdue dans les sables mouvants. Je souhaite enfin des mesures rapides dans le domaine du logement. Aujourd'hui, pour une location comme pour un achat, on multiplie les demandes de caution. De sorte qu'en réalité l'on en vient à ne prêter qu'aux riches. Il y a deux choses à faire : favoriser les cautions mutuelles pour la location et pour l'achat, instaurer en France les crédits fondés sur le bien acheté, qu'on appelle «hypothécaires». L'UDF est prête à participer à la mise en oeuvre immédiate de ces mesures.
En matière de fiscalité, il y a concurrence entre Villepin et Sarkozy. Où vous placez-vous ?
Ce qu'on propose aujourd'hui, c'est de plafonner tous les impôts directs, locaux et nationaux. Arrêtons d'être hypocrites : c'est de l'ISF que l'on parle. Et cette question exige un débat national approfondi.
Commentaires
1. Le mercredi 7 septembre 2005 à 17:00, par Webloguer
2. Le mercredi 7 septembre 2005 à 17:07, par Nouvelobs
3. Le jeudi 8 septembre 2005 à 00:05, par guillaume :: site
4. Le jeudi 8 septembre 2005 à 00:29, par sarko
5. Le jeudi 8 septembre 2005 à 19:22, par c ds l air le 101eme jour
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