Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a déclaré aujourd'hui ne connaître «qu'une stratégie» contre le racisme et l'antisémitisme, celle de la «tolérance zéro», lors d'une visite à l'école juive parisienne, cible samedi de jets de bouteilles d'acide chlorhydrique. (Avec AFP.) 25 juillet 2005



«Menacer une école juive, c'est un acte inacceptable qui n'est pas le problème de la communauté juive. C'est le problème de la République parce que quand on menace un juif, on menace la République», a poursuivi Nicolas Sarkozy. (photo AFP.)





«Je n'ai pas l'intention d'accepter la moindre parole qui serait de nature raciste ou antisémite. Je ne connais qu'une stratégie, celle de la tolérance zéro : ne rien accepter et sanctionner tout de suite», a déclaré le ministre dans cette école du XVIIIème arrondissement de Paris.

«Il n'y a jamais d'acte antisémite ou d'acte raciste qui soit mineur. Qu'il s'agisse d'une parole ou d'un geste, qu'il y ait des victimes ou non, c'est toujours quelque chose de grave», a dit M. Sarkozy.

«Menacer une école juive, c'est un acte inacceptable qui n'est pas le problème de la communauté juive. C'est le problème de la République parce que quand on menace un juif, on menace la République», a poursuivi Nicolas Sarkozy.

Trois jeunes gens, deux de 15 et 17 ans et un de 18 ans, qui vivent dans le quartier, ont été interpellés dans le cadre de l'enquête.

Samedi, trois bouteilles, remplies d'acide chlorhydrique, avaient été lancées en direction de l'école, sans faire de blessé.