Démographie : au fait c'est quoi la France ?
Par Webloguer, vendredi 22 juillet 2005 à 15:19 :: Le communautarisme et la Nation francaise :: #55 :: rss
L'Europe de race européenne disparaît, fruit des échanges raciaux incessants et inévitables. Vers la fin de la société francaise à la francaise...
Rappelez vous : 50% d individus de provenance étrangère vivent à AMSTERDAM même annoncait on récemment, quelques jours avant le référendum (ce qui a aboutit a un nouvel échec, le sujet relatif à l'immigration ayant fortement pesé) : ne sommes nous pas, nous, européens, de plus en plus dépossédés de nous mêmes ? Du fait d un discours angélique sur l imigration bienfaisante...
Les RGS annoncent 10 à 12 millions de musulmans en France, qu'en est il des ethnies elles mêmes désormais ?
le Figaro du 22 Juillet Démographie : le flou entretenu
Faire confiance aux démographes ? Nombreux sont ceux qui nient un bouleversement identitaire de la France, tout en annonçant 75 millions d'habitants en 2050. Le directeur de l'Institut d'études démographiques (Ined), François Héran, assure (1) que, si les Françaises font plus d'enfants que les autres européennes, «la part de l'immigration n'est pas déterminante car les comportements des migrantes ont tendance à se rapprocher de ceux des Françaises». Opinion relayée par le 25e congrès international de la population, ouvert lundi à Tours. Mais il suffit de côtoyer la réalité pour douter de ces analyses.
Déjà, en 2004, Héran avait surpris en assurant, statistiques à l'appui, que la France n'était pas «un pays d'immigration massive». L'affirmation avait enchanté les médias, trop heureux de pouvoir dénoncer des «fantasmes». Cependant, le spécialiste allait être contredit quelques mois plus tard par la Cour des comptes, s'alarmant de découvrir que la nation était confrontée, chaque année, à 300 000 entrées nouvelles. Ces populations, issues surtout du Maghreb et d'Afrique noire, influent évidemment sur la natalité.
Selon l'Insee, la fécondité des Africaines vivant en France serait de 4 enfants en moyenne. Elle serait de 3,2 pour les Maghrébines et de 3,7 pour les Turques. Et, si la natalité tend à se stabiliser à la deuxième ou à la troisième génération, elle resterait de l'ordre de 2,5 enfants par femme, contre 1,6 pour la femme européenne. Aussi est-il curieux de voir les démographes officiels – ceux qui les contredisent sont souvent marginalisés – s'efforcer d'occulter un nouveau peuplement que chacun peut observer.
Ce flou entretenu semble d'autant plus relever de l'acrobatie comptable que nos voisins n'ont pas ces réserves. L'Espagne ne cache pas que sa natalité est en hausse grâce aux immigrées, qui seraient à l'origine de 10% des naissances alors qu'elles ne représentent que 4% de la population (2). Et ce sont notamment les Chinois qui relanceraient la natalité italienne, les nouveaux arrivants faisant en moyenne trois fois plus d'enfants que les Italiens de souche (3). Ce qui est vrai à l'étranger serait-il faux en France ?
Selon Yves Laulan, président de l'Institut de géopolitique des populations, la population des ménages d'Afrique noire, du Maghreb et de Turquie serait de l'ordre de 5 millions de personnes en 2004. Soit 9% de la population métropolitaine totale, qui fournirait 110 000 naissances, soit 16% des naissances. Selon Laulan, en 2030, cette population pourrait approcher 9,6 millions de personnes, soit 15% de la population totale offrant 30% des naissances métropolitaines, voire plus.
On ne tranchera pas ici ces querelles de chiffres. Mais la France, qui traverse une grave crise existentielle, a besoin de savoir qui elle est. Or il y a une application troublante, chez certains observateurs soutenus par le conformisme immigrationniste et antiraciste, à récuser d'évidentes mutations. Cette banalisation conduit à endormir des vigilances et à laisser croire que l'intégration des populations extra-européennes se déroule sans difficultés. Est-ce si dérangeant de décrire lucidement les faits ?
Réalités oubliées
Autre exemple de dédramatisation : personne ne s'affole de la progression de la violence dans les cités. Dans les nuits des 13 et 14 juillet, près de 460 voitures ont été incendiées dans des banlieues, contre 270 l'an dernier : des actes mis sur le compte de la «tradition» et de l'«habitude». Pourtant, ils ont souvent été accompagnés d'affrontements ou d'insurrections contre les forces de l'ordre. A La Courneuve, une bande a tenté de pénétrer dans le nouveau commissariat de la cité. A Stains (Seine-Saint-Denis), un cocktail Molotov a été lancé contre la synagogue. Qui s'interroge sur ces débuts d'intifada ?
La tragédie de Londres, perpétrée par quatre jeunes musulmans nés en Angleterre, a été l'occasion pour certains de dénoncer avec raison le multiculturalisme anglo-saxon et de saluer le modèle français d'intégration. Mais il suffit d'aller dans n'importe quelle cité française pour constater d'identiques affirmations ethniques. L'interdiction du port du voile à l'école, mesure nécessaire, n'a pas suffi à éteindre les revendications idéologiques des islamistes, qui sont aussi écoutés et dangereux qu'outre-Manche.
Quand Nicolas Sarkozy dit, mardi dans Libération, vouloir être «beaucoup plus sévère à l'endroit de ceux qui embrigadent les jeunes kamikazes», annonce la «re lance» des procédures de déchéance de nationalité «à l'égard des imams français qui tiennent des discours violents et inté gristes», promet l'expulsion «de ceux qui ne respectent pas nos valeurs et ne sont pas français» et le renforcement de la vigilance «sur les lieux de culte où les habitudes extrémistes sont ancrées», il décrit d'abord une réalité oubliée.
Ces phénomènes sont vécus directement par de nombreux Français, qui ne comprennent pas comment des démographes – mais aussi une large partie du monde politico-médiatique – persistent à vouloir soutenir que l'immigration est forcément une chance, la diversité nécessairement une richesse et que l'Europe se doit, économiquement, d'accueillir toujours plus d'étrangers. Face à ces discours automatiques, il serait temps d'avoir un débat sérieux sur les désastres culturels et sociaux qu'ils commencent à engendrer.
«Inculquer la haine à vos enfants»
Les mouvements «droits-de-l'hommistes» sont les premiers à refuser de regarder en face l'obscurantisme de l'idéologie islamiste, qui est une insulte pour l'Europe des Lumières, le droit des femmes, le respect de l'autre. Pourquoi n'entend-on jamais le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples dénoncer les outrances intégristes ? Le Mrap appelait à manifester, hier soir, devant le siège parisien du Mouvement pour la France, afin de protester contre une réflexion faite, samedi, par Philippe de Villiers : «Moi, je crois que l'islam est le terreau de l'islamisme et l'islamisme le terreau du terrorisme, donc, on ferait mieux de faire attention.»
Entendra-t-on cette organisation protester, par exemple, contre ce «Conseil pour les musulmanes vivant en Occident», que l'on peut lire sur le site www.islam-qa.com (en réponse à la question n° 70 256) : «Votre premier devoir consiste à quitter la terre mécréante car le Prophète (...) a désavoué celui qui réside au sein des polythéistes (...). Au cas où vous ne quittez pas les pays mécréants (...) il faut tout d'abord veiller à empêcher vos familles de se dissoudre dans les sociétés d'accueil. Veuillez donner à vos enfants une éducation islamique (...). Vous devrez inculquer à vos enfants la haine de la civilisation occidentale (...)», etc.
Le redire : il n'est pas question de critiquer une religion, mais de combattre l'idéologie régressive qui se réclame de l'islam et dans laquelle les musulmans éclairés ne peuvent se reconnaître. Ils en sont d'ailleurs les victimes, comme le rappelle la mort du jeune Français, Ihab Slimane, dans les attentats de Londres. La démarche de Tony Blair sera intéressante à suivre. Mardi, il a invité les dirigeant de la communauté musulmane britannique à s'associer à la lutte contre «l'idéologie du mal» que représente al-Qaida. «Ce qui est important est de reconnaître que les mots, s'ils sont bienvenus, ne suffisent pas», a expliqué un porte-parole du premier ministre.
Réponses au bloc-notes
En réponse au dernier bloc-notes sur la terreur islamiste (nombreux courrier et courriels), quelques musulmans m'ont fait connaître leur répulsion face à cette stratégie, qui a encore menacé Londres, hier. Ferhat Mehenni, porte-parole du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie : «La violence terroriste est un crime impardonnable en démocratie et les pays occidentaux ne doivent jamais abdiquer devant elle. Il y va de la vie de cette civilisation (...).» Mohammed Pascal Hilout, initiateur du site nouvel-islam.org : «Nous musulmans nous devons absolument réévaluer notre pensée et revoir notre relation à l'autre (...).»
Quelques autres se sont dits «choqués» par mes «allégations mensongères» et ma «déformation voulue des versets coraniques pour des fins bassement sordides et haineuses». Hassan SayfAllah préfère, pour sa part, m'éclairer sur le Djihad en citant le Coran : «Quiconque marque de l'hostilité contre vous, marquez contre lui de l'hostilité de la même façon» (sourate 2, verset 194). Il m'écrit aussi : «Que Dieu vous guide et vous pardonne vos agressions racistes envers des gens de paix (...). Vous devrez rendre des comptes le jour du jugement devant votre seigneur, maintenant vous savez !»...
Commentaires
1. Le vendredi 22 juillet 2005 à 20:52, par sarko
2. Le mercredi 10 août 2005 à 17:00, par quidam
3. Le lundi 15 août 2005 à 15:03, par Webloguer :: site
4. Le mercredi 25 janvier 2006 à 13:29, par Fitz
5. Le mardi 6 juin 2006 à 12:40, par Dan2007
6. Le mercredi 7 juin 2006 à 19:11, par Dan2007
7. Le samedi 28 octobre 2006 à 08:23, par Dentist Tampa :: site
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