PARIS (AP) -- Le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a reproché dimanche à Nicolas Sarkozy de «mettre en cause les institutions mêmes de la Ve République» en critiquant Jacques Chirac et s'est déclaré «très agréablement surpris» par le Premier ministre Dominique de Villepin.

«Que veut le ministre de l'Intérieur? Veut-il sortir du gouvernement et apparaître comme une victime? Peut-être. Veut-il montrer son indignation de pas avoir été désigné comme Premier ministre? Peut-être. Veut-il empêcher la réussite du gouvernement pour mieux préparer sa carrière? Peut-être», a-t-il constaté. Invité de l'émission «Le Grand Rendez-Vous» sur Europe-1, M. Debré a jugé que «l'attitude du ministre de l'Intérieur est plus grave» car elle a «des conséquences institutionnelles et politiques».

«A force de systématiquement, pour un ministre, dénigrer le président de la République, de contester son autorité, de miner son action, on met en cause les institutions mêmes de la Ve République puisque la Constitution est construite autour du président», a-t-il analysé.

Pour Jean-Louis Debré, «cela consiste à ruiner aussi l'action du gouvernement auquel il appartient». De plus, «politiquement, c'est une erreur parce que face à l'état de la gauche, divisée, notre devoir c'est de nous rassembler, de nous unir, d'être cohérents», a ajouté le député de l'Eure qui «ne comprend pas» l'attitude de Nicolas Sarkozy.

«Face à ce tohu-bohu politique, il y a une chose qui me rassure c'est le calme, la sérénité et la tranquillité du président et du Premier ministre», a salué Jean-Louis Debré. «Lorsqu'on affronte une tempête, je crois que naturellement, on se tourne vers celles et ceux qui sont calmes, tranquilles». «Je suis très agréablement et heureusement surpris par Dominique de Villepin. Parfois c'est la fonction qui donne aux personnalités leurs reliefs», a estimé le président de l'Assemblée. «Depuis quelques semaines, Dominique de Villepin a pris la mesure de sa fonction face à cette politisation de certains et évite la provocation». Jacques Chirac, lors de son intervention du 14-Juillet, «a tracé la route du gouvernement, le carnet de bord avec une priorité qui est l'emploi: c'est ce qu'on attendait», a assuré Jean-Louis Debré. «Il faut être optimiste (...) Le sursaut va arriver» malgré les handicaps de la France, a avancé ce proche du chef de l'Etat. Quant au successeur possible de Jacques Chirac à l'Elysée, Jean-Louis Debré a estimé qu»'il n'y a pas d'héritier désigné» à droite. «Chaque jour suffit sa peine. La priorité, c'est l'emploi».

Conclusion blog : 1. Nicolas Sarkozy s est fait récemment beaucoup d ennemis, et a hâtisé des haines qui pourraient lui être fatales si il ne trouve pas une parade efficace. 2. Le silence de Chirac, la zen attitude de Devillepin ont pour but de faire paraître Nicoals SArkozy sous son pire jour : un dangereux excité 3. Nicolas Sarkozy joue serré, lui qui "prend" et qui n attend plus que l on lui donne...au risque de paraître pour un naif tueur du père (en ce sens sur un plan purement psychanalytique, on pourrait dire qu il se venge de son père Paul qui a "abandonné" femme et enfants très tôt). Le père ne se laissera pas abattre..il désignera un fils illégitime pour aller tuer ce rejeton là qui lui voue une haine féroce... L' attelage Devillepin-Debré est donc lâché.