**************************************************** Article numéro 1 :

Polémique Chirac-Sarkozy: Brice Hortefeux est «fatigué de ces histoires»



«A force d'user de la langue de bois, à force d'éluder la réalité des faits, à force d'esquiver les défis, eh bien on l'a vu la France gronde. J'essaie de l'entendre», a dit à cette occasion M. Sarkozy selon plusieurs medias. La réception organisée par M. Sarkozy place Beauvau, à quelques mètres à peine de la «garden party» de l'Elysée était «prévue, répétitive», a assuré vendredi M. Hortefeux, un proche de M. Sarkozy. D'ailleurs, «elle a été organisée par M. de Villepin l'année dernière». AP


***************************************************** Article Numéro 2 :



La "garden-party" de Sarkozy, cible de la gauche

Si Nicolas Sarkozy s’interrogeait en début de semaine sur la pertinence de l’interview présidentielle du 14 juillet, il n’a pas dû douter longtemps de l’impact de sa propre « garden-party » organisée dans les jardins de son ministère. Après avoir signé pendant une heure de nombreux autographes au Palais de l’Elysée, il a rejoint son bureau de la place Beauvau. Selon les journalistes présents, il n’a pas regardé la prestation de Jacques Chirac, préférant converser à bâtons rompus avec la presse. « L’essentiel, c’est que mon chef me trouve bien » a-t-il déclaré, selon Libération.

Lors d’une brève allocution, le ministre de l'Intérieur a de nouveau exprimé ses craintes sur l'état du pays, dans une critique implicite de l'action de Jacques Chirac. "A force d'immobilisme, à force d'user de la langue de bois, à force d'éluder la réalité des faits, à force d'esquiver les défis, eh bien, on l'a vu, la France gronde. J'essaie de l'entendre", a-t-il expliqué en faisant référence au rejet par référendum de la Constitution européenne. Le ministre de l'intérieur parlait derrière un pupitre transparent sur lequel on pouvait lire "Hôtel de Beauvau, 14 juillet 2005". Interrogé vendredi matin à la sortie du conseil des ministres sur les réceptions rivales de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, le ministre délégué aux Collectivités locales Brice Hortefeux s'est déclaré "fatigué de ces histoires". Ce proche du patron de l'UMP a estimé que la réception place Beauvai était "prévue, répétitive" et avait été de la même façon "organisée par D. de Villepin l'année dernière".

"Comptable de la même politique"

Cette stratégie de la différenciation d’avec Jacques Chirac concentre toutes les critiques de la gauche vendredi matin. Ainsi, Laurent Fabius dénonce "l'application systématique de la stratégie de la fausse différence". "Il a compris que Jacques Chirac fait l'objet d'un grand rejet et essaie de s'en démarquer. Mais la réalité, c'est que Nicolas Sarkozy est le principal soutien de cette politique", analyse l’ancien Premier ministre.

Pour sa part, Ségolène Royal indique qu' "il lui sera très difficile d'incarner à lui tout seul l'opposition, alors que cela fait trois ans qu'il est au pouvoir et qu'il est aussi responsable des mauvais résultats de ce gouvernement auquel il appartient". De la même façon, son compagnon François Hollande estime que le ministre de l'Intérieur était "comptable et responsable de la même politique" et a critiqué son silence après les incendies de voitures et les incidents qui ont eu lieu en marge des célébrations du 14 juillet.